L’ échinacée est une plante de la famille des astéracées (marguerites) que l’on reconnait à sa fleur rose de plus en plus présente dans nos plates-bandes. Ses trois variétés principales sont: Echinacea angustifolia, E. purpurea et E. pallida. En plus de ses particularités botaniques, chacune d’elle possède des caractéristiques pharmacognosiques qui lui sont propres. Les E. angustifolia et E. purpurea sont les deux variétés les plus étudiées et les plus utilisées.

La petite histoire de l’ échinacée

L’histoire de son usage remonte aux amérindiens d’autrefois originaires des grandes plaines de l’Amérique du Nord. Depuis fort longtemps, les amérindiens connaissent les vertus médicinales de l’échinacée et, au 19e siècle, ils transmettent leur savoir aux médecins éclectiques. Après la disparition de ces éclectiques, au début du 20e siècle, il faudra attendre les années 1960 pour que l’échinacée réapparaisse timidement dans les boutiques d’aliments naturels.

Principes actifs

L’échinacée est une plante médicinale très complexe qui contient plusieurs familles de molécules actives. On y retrouve des polysaccharides spécifiques (immunostimulants), des glycoprotéines (immunostimulants), une huile volatile, des dérivés de l’acide caféique et de l’acide cichorique connus sous le nom d’échinacosides (antioxydants), les fameux alkylamides (antiviraux) et des polyacétylènes.

Il existe une controverse quant aux rôles et à la prépondérance de ces principes actifs. Selon certains, les plus puissants sont les alkamides (ou alkylamides).1 Selon d’autres, ce sont les polysaccharides. Ceci dit, la synergie des principes actifs de l’échinacée demeure plus efficace que la combinaison des effets de ses molécules isolées. C’est ce que Jürg Gertsch de l’université de Berne nomme «des mélanges intelligents».2 D’ailleurs, selon le Docteur Rudolf Bauer, professeur à l’Institut de pharmacognosie de l’université de Graz (Autriche) et expert mondial en matière de normalisation des extraits d’échinacée, un bon extrait d’échinacée devrait renfermer des alkamides, de l’acide cichorique, des polysaccharides et des échinacosides.3 L’effet global d’une plante médicinale ne peut généralement être expliqué par un seul principe actif. C’est ce qu’on appelle une thérapeutique polymoléculaire.

Extrait complet vs standardisé

Le but de la standardisation des extraits de plantes médicinales est d’obtenir une reproductibilité lot après lot. Lorsqu’un fabricant standardise un extrait sur une seule molécule, il court cependant le risque de ne pas obtenir de concentrations suffisantes des autres substances, souvent tout aussi importantes.

Les extraits complets sont donc plus intéressants que les extraits standardisés sur une seule de ces familles de molécules (les extraits d’échinacée standardisés garantissent habituellement un contenu en échinacosides, sans rien spécifier des autres molécules).

Une autre approche à la standardisation permet une reproductibilité lot après lot plus globale, et ce, malgré les variations normales de l’échinacée. Ce procédé permet d’obtenir une caractérisation complète de la plante. Ainsi, non seulement le marqueur principal (échinacoside) est-il présent, mais toutes les substances dites secondaires (polysaccharides, alkylamides, etc.) le sont également. Ce procédé consiste, entre autres, à effectuer une analyse complète de chaque lot d’extrait (notamment par HPLC), suivie du mélange précis des divers lots pour obtenir des concentrations constantes de tous les actifs.4

Plante fraiche ou séchée?

Des chercheurs ont comparés des extraits d’échinacée fabriqués à partir de plantes fraiches et séchées. Ils ont constaté que, lorsque l’extrait est fabriqué à partir de plantes fraiches, la concentration de tous les principes actifs est plus élevée. Par exemple, les alkylamides sont 2 ½ fois plus concentrés dans l’extrait d’échinacée fraiche (79,9mg/100g) que dans l’extrait d’échinacée séchée (30mg/100g).4

Mécanismes d’action

L’échinacée a divers effets thérapeutiques utiles pour prévenir et traiter les rhumes et grippes. Des études sur l’extrait ont démontré que l’échinacée est:

  • Anti-inflammatoire 5,6
  • Immunomodulatrice 7
  • Antivirale 5,8
  • Antibactérienne 9

Ces effets combinés expliquent pourquoi l’échinacée aide à prévenir les rhumes et grippes et à réduire l’intensité et la durée des symptômes.

Amélioration des défenses silencieuses

Lorsqu’il est infecté par un virus respiratoire, comme un rhinovirus ou un influenza, le système immunitaire a deux types de réaction: 10

  • Soit il attaque le virus de façon silencieuse en générant des cytokines antivirales (interféron gamma IFN-g) et anti-inflammatoires (MCP-1 et IL-8). Dans ce cas, l’infection est asymptomatique.
  • Soit il sort toute son armada et attaque en force. Les globules blancs génèrent alors des cytokines pro-inflammatoires (les interleukines IL-1 bêta, IL-6, IL-8 et le TNF-alpha) qui augmentent l’apport sanguin et mobilisent les autres agents immunitaires. L’inflammation qui en résulte est responsable des symptômes que l’on connait bien: mal de gorge, congestion et écoulement nasal, céphalée, toux, malaise et frisson.

Un des intérêts majeurs de l’échinacée est sa capacité de moduler la réponse immunitaire en diminuant l’expression des cytokines inflammatoires 5,6 et en augmentant l’expression des cytokines antivirales et anti-inflammatoires.7 Ainsi, l’échinacée augmente l’aptitude du système immunitaire à se défendre contre les virus et autres intrus tout en réduisant les symptômes de cette défense sur le corps.

Dans une toute petite étude clinique, les chercheurs ont utilisé un extrait lipophile concentré en isobutilamide. L’étude portant sur 10 volontaires montre une inhibition (down regulation) des gènes des cytokines pro-inflammatoires (IL-6, TNF-α & IL-8) et une réduction de leurs taux sanguin, et l’inverse pour la cytokine anti-inflammatoire IL-10. Cet isobutilamide est considéré comme principe actif majeur, mais insoluble dans l’eau. Il est donc peu présent dans plusieurs extraits.11

Virucide

En plus de stimuler les défenses de l’organisme, l’échinacée a aussi la propriété de s’attaquer directement aux pathogènes. Des chercheurs ont évalué la capacité de l’échinacée à inhiber et à tuer les virus responsables des principales IVRS (infections des voies respiratoires supérieures). Ils ont montré qu’à des concentrations semblables (ou moindres) à celles obtenues par la consommation régulière d’extrait, l’échinacée inhibe plusieurs souches de virus influenza (H5N1, H7N7 et H1N1) in vitro.8 Une autre étude a démontré que d’autres virus (rhinovirus 1A & 14, influenza virus, RSV virus syncytial respiratoire, adénovirus types 3 & 11 et herpes simplex virus type 1) sont aussi inhibés in vitro par l’extrait.5

Les chercheurs ont aussi comparé l’efficacité d’un extrait d’échinacée à celle d’un antiviral inhibiteur de neuramidase connu: oseltamivir (Tamiflu™). Ils ont montré que l’échinacée est non seulement plus efficace que l’oseltamivir, mais que, contrairement à ce dernier, elle n’entraine aucune résistance.8

Bactéricide

L’échinacée s’attaque aussi directement à certaines bactéries responsables d’infections respiratoires et inhibe leur capacité à générer une réponse inflammatoire. Ainsi, in vitro, l’échinacée inhibe le Streptococcus pyogenes du groupe A (responsable de pharyngites), l’Hemophilus influenzae et la Legionella pneumophila.9

Cliniquement

C’est bien connu, la documentation in vitro est parfois caduque dès qu’on étend les recherches à l’homme. Pour répondre à cette question importante, des chercheurs de par le monde ont effectués des études sur des volontaires pour vérifier l’efficacité de l’échinacée.

Les médias nous rapportent souvent les résultats de ces recherches: un jour, on annonce que l’échinacée est une merveille contre les rhumes et grippes, mais plus souvent, on nous apprend que l’échinacée est inutile.

D’où vient cette controverse?

Un des facteurs les plus importants pour la validité des résultats d’une étude de ce genre est la qualité de l’extrait utilisé. Par exemple, une étude négative publiée en 2005 12 a utilisé 900mg – plutôt que 3g – d’un extrait ne contenant pas tous les bons marqueurs!13-15 Il faut donc se demander si l’extrait étudié :

  • a été fabriqué avec la bonne plante (!) et la bonne variété d’échinacée (E. angustifolia ou E. purpurea);
  • contient la bonne dose;
  • est passé par une bonne méthode d’extraction;
  • est un produit existant validé plutôt qu’un extrait maison (non décrit correctement dans l’étude).

D’autres facteurs influencent également la qualité de l’extrait:

  • échinacée fraiche vs séchée (dosage ajusté en conséquence);
  • plantes de culture biologique vs avec pesticides;

Tous ces facteurs font varier la concentration des actifs, la qualité de l’extrait et son efficacité. Cette réalité affecte autant les résultats des études que la qualité des produits sur les tablettes. Ce n’est pas parce qu’un produit a reçu son NPN (numéro de produits de santé naturel) à l’aide d’une monographie de la DPSN (Direction des produits de santé naturels de Santé Canada) que son efficacité est garantie. Le problème qu’on rencontre quand on choisit un produit d’échinacée est qu’il est très difficile de faire la différence entre une copie sans intérêt et un extrait efficace. C’est pourquoi il faut choisir un produit bio et dont le producteur cultive lui-même la plante (traçabilité) et/ou un produit sur lequel on effectue des études cliniques. Ainsi, on évite les produits de moindre qualité qui surfent sur la science des autres et on encourage les compagnies qui investissent dans la science et se préoccupent d’offrir des produits de qualité.

Que disent les experts?

Malgré la controverse, il y a consensus auprès des experts: un bon extrait d’échinacée est efficace et, lorsque pris en prévention, peut réduire le nombre de rhumes de 55%.16 En traitement, il faut prendre l’échinacée aux premiers symptômes et en dose suffisante. Elle permet alors de réduire à la fois l’intensité des symptômes et la durée de l’épisode. Plusieurs études cliniques démontrent que les extraits de qualité sont efficaces et très bien tolérés.17-21

Effets adverses

Les effets adverses de l’échinacée sont aussi rares que ceux du placébo: 17-21

  • Érythèmes et démangeaisons;
  • Irritations gastriques, nausées, flatulences;
  • Sensations de picotements ou d’anesthésie locale et soif;
  • Insomnie.

Interactions

Cliniquement, aucune interaction n’a été rapportée. In vitro, on a par contre découvert que certaines molécules présentes dans l’échinacée pourraient induire le cytochrome 3A4 qui sert au métabolisme de plusieurs médicaments. La concentration de ces molécules n’est cependant pas suffisante pour qu’elles aient un quelconque impact clinique.22-24 Étant donné qu’aucune interaction théorique avec l’échinacée n’a été rapportée cliniquement, la combinaison avec d’autres produits est sécuritaire.

Contrindications et précautions

L’allergie à l’échinacée ou aux astéracées est la seule contrindication confirmée. Par contre, comme l’échinacée est immunomodulatrice, un doute subsiste quant à sa sécurité chez les immunosupprimés. À éviter.

Certains auteurs affirment que l’échinacée est contrindiquée chez les patients atteints de maladies auto-immunes.25 Les mécanismes d’action de l’échinacée ne supportent pas une telle mise en garde, mais le jugement professionnel est de mise.

L’échinacée est considérée comme sécuritaire durant la grossesse.26,27

Aucune restriction d’âge ou autre ne s’applique à l’échinacée, à l’exception des contrindications et précautions énoncées ci-haut.

Références:

  1. Woelkart K, Bauer R. The role of alkamides as an active principle of echinacea. Planta Med. 2007 Jun;73(7):615-23. PubMed PMID: 17538868. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/17538868
  2. Gertsch J. Botanical drugs, synergy, and network pharmacology: forth and back to intelligent mixtures. Planta Med. 2011 Jul;77(11):1086-98. doi: 10.1055/s-0030-1270904. Review. PubMed PMID: 21412698. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/21412698
  3. Bauer R. (New knowledge regarding the effect and effectiveness of Echinacea purpurea extracts) Wien Med Wochenschr. 2002;152(15-16):407-11. Review. German. PubMed PMID: 12244888. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/12244888
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  6. Sharma M, Schoop R, Hudson JB. Echinacea as an antiinflammatory agent: the influence of physiologically relevant parameters. Phytother Res. 2009 Jun;23(6):863-7. PubMed PMID: 19107735. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/19107735
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